Notre façon de travailler
Notre
méthode
Nous ne remplaçons pas vos outils d'ingénierie. Nous relions l'étude, le terrain et l'exploitation.
Une méthode survit au changement d'outil
Ce qui reste vrai quand le logiciel change
Nous modélisons sous AutoCAD Plant 3D, nous contrôlons sous Navisworks, nous relevons avec un Trimble X7. Ces outils sont bons, et ils changeront. Ce qui ne change pas, c'est l'ordre dans lequel les questions doivent être posées.
Un prestataire qui vend un outil vous engage sur la durée de vie de cet outil. Une méthode, elle, se transmet, s'audite et se poursuit avec autre chose. C'est ce que nous vous livrons en même temps que les plans.
La première règle est de ne jamais tenir un plan pour vrai sans l'avoir confronté au terrain. Un document a une date ; une installation a une histoire, et les deux divergent dès la mise en service.
Cette confrontation ne consiste pas seulement à corriger. Elle produit une liste d'écarts, qui est en soi un livrable : elle dit à l'exploitant ce qu'il ignorait de sa propre usine.
Tout ce que nous produisons ensuite est construit contre le nuage de points : implantation, cheminements, supports, points de raccordement. Le conflit avec l'existant se règle donc à l'écran, où il coûte une heure, et non au montage, où il coûte un arrêt.
Cette règle a une conséquence commerciale que nous assumons : nous préférons vous dire tôt qu'un relevé est nécessaire, quitte à alourdir une proposition, plutôt que de découvrir tard que l'étude reposait sur du sable.
L'ordre des questions
Que veut-on obtenir, et à quelle échéance
Le besoin d'exploitation avant la solution technique. Beaucoup de demandes arrivent déjà formulées en solution ; les reprendre en objectif fait souvent apparaître une voie plus simple.
Que sait-on réellement de l'existant
Inventaire de ce qui est documenté, de ce qui est supposé et de ce qui est inconnu. C'est cette troisième colonne qui décide de l'étendue du relevé.
Qu'est-ce qui contraint le montage
Consignations possibles, accès, coactivité, durée d'arrêt. Ces contraintes-là orientent la conception autant que le procédé.
Que devient le dossier après nous
Formats ouverts, documents repris dans leur état construit, nuage de points conservé par le client. Une étude qui n'est pas reprenable est une étude à refaire.
Ce que nous vérifions avant de livrer
Un dossier d'études se juge sur ce qu'il évite au montage. Ces six contrôles sont passés systématiquement, parce qu'ils correspondent aux six erreurs qu'un tuyauteur découvre le plus souvent une fois la ligne en main.
Cohérence entre P&ID et isométriques
Chaque ligne du schéma se retrouve dans les isométriques, avec le même repère, la même classe et le même diamètre. La divergence entre ces deux documents est la première anomalie relevée sur un chantier.
Nomenclature extraite du modèle
La nomenclature est produite depuis la maquette, jamais ressaisie à côté. Une liste tenue à la main finit toujours par diverger du dessin, et c'est l'approvisionnement qui le découvre.
Contrôle d'interférences
Le modèle est confronté à l'existant relevé et aux autres corps d'état. On cherche les conflits durs, mais aussi les défauts d'accès : une vanne que l'on ne peut pas manœuvrer est un conflit, même si rien ne se touche.
Accessibilité pour l'exploitation
Dégagement nécessaire à la dépose d'un organe, passage d'homme, hauteur libre sous les lignes, accès aux points de mesure. Ce sont les oublis qui coûtent le plus cher après la mise en service, parce qu'ils se paient tous les ans.
Points hauts, points bas et pentes
Évents, purges et pentes de vidange se vérifient sur le modèle. C'est typiquement le détail qui ne se voit qu'au premier nettoyage, quand la ligne ne se vide pas.
Relecture par un ingénieur qui n'a pas dessiné
Le regard neuf trouve ce que l'auteur ne voit plus. Cette relecture croisée est un temps prévu au planning, pas une politesse de fin de projet.
Une étude ne se juge pas à la livraison du dossier, mais au montage. C'est là que les hypothèses se vérifient et que les questions imprévues se posent, souvent avec une équipe qui attend une réponse dans l'heure.
Notre activité d'assistance technique existe pour cela : suivre le chantier, arbitrer avec les monteurs, et reprendre les documents dans leur état réellement construit. Sans cette dernière étape, l'écart entre le plan et l'installation recommence à se creuser le jour même du redémarrage.
Nous travaillons pour l'agroalimentaire, la chimie et la pétrochimie, et les biotechnologies. Ce ne sont pas trois marchés interchangeables : les exigences de nettoyabilité d'une ligne alimentaire, les contraintes de tenue d'une ligne chimique et les besoins de traçabilité d'un procédé biotech ne conduisent pas aux mêmes arbitrages de conception.
Nos études sont parties sur quatre continents depuis 2005. Cette diversité a une conséquence très pratique : le référentiel normatif n'est jamais pour nous une évidence tacite, c'est une question posée au démarrage — et vous recevez des documents conformes au vôtre, pas au nôtre.
Nous ne travaillons pas en régie : nous nous engageons sur un résultat, pas sur des heures.
Nous ne livrons pas un nuage de points seul en le présentant comme une étude. Un relevé n'est pas une conception ; le confondre avec l'étude est le meilleur moyen de reporter le travail sur le client.
Nous ne conditionnons pas votre dossier à un logiciel dont vous ne disposeriez pas.
La méthode se juge sur une situation réelle. Décrivez-nous la vôtre : nous vous dirons par où nous commencerions, et ce que nous aurions besoin de voir.